Je ne me sentais pas totalement légitime. J’ai quand même dit oui.

J’ai longtemps pensé que je ne souffrais pas du syndrome de l’imposteur.

Et, d’une certaine manière, je le pense toujours.

Peut-être parce que je n’ai jamais vraiment aimé cette expression.
Le mot “imposteur” me met mal à l’aise. Pour moi, un imposteur, c’est quelqu’un qui trompe délibérément. Quelqu’un qui ment sur ce qu’il est, sur ce qu’il sait faire, sur ce qu’il vaut.

Or, dans tous les rôles que j’ai occupés, j’ai toujours été profondément transparente sur mon parcours, mes compétences, mes limites aussi. Je n’ai jamais prétendu être quelqu’un d’autre.

Mon parcours professionnel a été tout sauf linéaire. J’ai changé de fonctions, de périmètres, parfois de monde presque. Plus d’une fois, je me suis retrouvée dans des rôles qui me dépassaient un peu. Des rôles qui m’obligeaient à grandir plus vite que prévu.

Et pourtant, même dans ces moments-là, je ne me suis jamais dit : “je suis un imposteur”.

En revanche, il m’est souvent arrivé de ne pas me sentir totalement légitime.

Je me souviens très bien de ce moment, il y a presque trois ans, lorsque ma manager m’a proposé de reprendre les opérations cliniques en plus de mon rôle existant. J’étais arrivée quelques mois plus tôt dans une fonction très alignée avec mon expérience. Là, c’était différent. Mon exposition aux opérations cliniques existait… mais elle restait limitée.

Je lui ai d’ailleurs dit très clairement.

Et malgré cela, elle m’a proposé le rôle.

J’ai accepté.

Avec enthousiasme.
Avec curiosité.
Mais aussi avec cette sensation un peu inconfortable d’entrer dans une pièce où je n’étais pas certaine d’avoir totalement ma place.

Est-ce que je me suis toujours sentie à l’aise ? Non.
Est-ce que je me suis toujours sentie légitime ? Pas davantage.

Mais avec le recul, je réalise quelque chose d’important :

le problème n’était pas un manque de compétence.
Le problème était le décalage entre la place que j’occupais… et celle que je m’autorisais intérieurement.

Alors j’ai essayé de réduire ce décalage.

J’ai posé des questions. Beaucoup.
J’ai lu.
Je me suis formée.
Je me suis fait coacher.
Pas pour “faire semblant”.
Mais pour construire progressivement cette légitimité intérieure qui ne vient pas automatiquement avec un titre ou une promotion.

Aujourd’hui, cela fait plus de deux ans que j’occupe cette fonction. Et ce qui me frappe le plus, c’est que je continue à apprendre. Il y a encore énormément de choses que je ne connais pas dans cet univers immense qu’est le clinique.

Mais cela ne m’empêche plus de penser que je suis une bonne leader pour mon équipe.

Je crois que, pendant longtemps, beaucoup de femmes ont pensé que la confiance était quelque chose qui arrivait une fois que l’on était “prête”. Une sorte de validation intérieure définitive. Stable. Inébranlable.

En réalité, je crois plutôt que la confiance se construit souvent en marchant.

Et qu’il existe une immense différence entre :
ne pas tout savoir
et ne pas être à sa place.

Chez Bliss, nous parlons souvent de “décalage de légitimité” plutôt que de syndrome de l’imposteur. Parce que ce que nous observons chez beaucoup de femmes ambitieuses, compétentes, brillantes même, ce n’est pas qu’elles trompent les autres.

C’est qu’elles continuent à chercher une autorisation intérieure qu’aucune réussite extérieure ne viendra vraiment leur donner.

C’est précisément ce que nous explorerons lors de notre webinar de la semaine prochaine autour du syndrome de l’imposteur, de la légitimité et de cette fameuse “place juste”. Pour plus d’info, rendez-vous ICI

Bliss Bizz

Arlène